mercredi 23 mai 2012

Sonic the Hedgehog Triple Trouble




C'est en 1994 que Sonic Triple Trouble voit le jour sur Game Gear et il aura fallu attendre 2012 pour qu'il ressorte enfin sur 3ds, via l'eshop.


 Sonic the Hedgehog Triple Trouble est sans doute l'épisode de la licence qui m'aura le plus fait fantasmer durant ma jeunesse. Je ne possédais alors qu'une Game Gear et le simple fait de voir Knuckles sur la boite du jeu me rendait dingue. Ce n'est que bien des années plus tard, parmi les bonus de Sonic Adventure DX sur Gamecube, que je pu enfin m'y essayer. Pas loin de 10 ans pour accéder au Saint Graal et pas loin de dix autres années pour me le reprocurer via l'eshop de la 3DS, que d'attente !

En valait-il la peine au moins ? Et bien oui, cent fois oui car cet opus 8 bits n'a pas grand chose à envier en terme de conception à ses ainés 16 bits. Si Sonic the Hedgehog 1 et 2 sur la même machine étaient des jeux plus posés et plus dirigistes que leurs homologues Megadrive, Sega a tenté avec ce Sonic Triple Trouble de retranscrire au mieux les sensations de jeux ressenties sur sa console de salon. Ils avaient déjà essayé de le faire dans un premier temps avec Sonic Chaos, premier épisode portable a proposé le spin dash mais celui-ci sacrifiait malheureusement la richesse du level design pour la vitesse, chose que corrige cette suite. Sonic Triple Trouble allie en effet la vitesse de Chaos à la richesse des niveaux Megadrive. On retrouve donc des parcours pleins de dénivelés, longs et à multiples embranchements, une prouesse pour la 8 bits. La réalisation elle aussi est bluffante pour le support (Sega fera encore bien plus fort avec l'épisode Blast cela dit) et le jeu regorge de couleurs et d'animations.



Tout comme son prédécesseur, cet opus propose d'incarner Sonic ou Tails à travers six mondes de trois actes, deux niveaux plus un troisième dédié aux boss, avec les classiques thèmes insulaire, industriel, aquatique, neigeux et spatial. Le jeu se boucle très rapidement, environ une heure, et n'oppose guère de résistance ce qui tranche radicalement avec un certain Sonic the Hedgehog 2 versions 8 bits à la difficulté légendaire. 

Le vrai challenge réside comme souvent dans l'obtention des chaos emerald, au nombre de six. Ces pierres précieuses sont bien cachées et les conditions pour les acquérir sont plutôt relevées. Il faut pour se faire trouver les télés représentant une emerald, situées dans les deux premiers actes des mondes et les détruire en ayant au moins 50 anneaux afin de créer un portail qui nous téléportera dans un niveau bonus. Sauf qu'ici niveau bonus ne rime pas forcément avec amusement et détente puisqu'il s'agit soit de collecter des rings à bord du Tornado dans une séquence en pseudo 3d, soit de franchir d'horribles niveaux labyrinthique en temps limité. Si l'on ne trouve pas la sortie à temps, adieux chaos emerald, il est impossible d'y retourner durant l'acte en cours. Il faut donc connaitre le jeu par cœur et ne pas se louper. Heureusement qu’il octroie tout de même deux possibilités d’y pénétrer par zone, plus deux autres supplémentaires étant donné que sur les six mondes, nous devons récupérer cinq pierres (la dernière nous est remise automatiquement à la fin du jeu par Robotnik).

Si l'on réussit l'épreuve, Fang, la belette chasseuse de trésors nous affronte dans un combat très simple et qui prête plus à rire qu'autre chose. Il s'agit vraiment d'un personnage sympathique, dommage qu'il ait si vite disparu par la suite.



Pour en revenir aux niveaux classiques, le jeu tente de synthétiser toutes les bonnes idées entrevues dans d'autres opus pour diversifier son gameplay. On retrouve ainsi les wagonnets de Sonic the Hedgehog 2 (8 bits), les phases de surf de Sonic the Hedgehog 3 (16 bits), des items comme les chaussures fusées et les ressorts de Sonic Chaos ou encore le sous-marin de Tails qui fera son retour dans Tails' Adventure.

Le casting de personnages est également très riche et nous sommes amenés à croiser Robotnik, Knuckles, Fang ou encore Metal Sonic au court de notre aventure.

Quand aux musiques, si elles sont loin d'être aussi marquantes que celles des volets Megadrive, elles sont très agréables et accompagnent bien la partie. Mention spéciale à celle de l'acte 3 de Sunset Park, magnifique, et au thème de Fang.

Sonic the Hedgehog Triple Trouble est un excellent Sonic à la sauce 8 bits, possédant une forte rejouabilité et un plaisir de jeu à l'épreuve du temps.  A faire absolument donc. Ah j'oubliais quand même, il y a bien une chose qui m'énerve dans ce jeu ! C'est un détail tout bête mais je ne comprend pas pourquoi les développeurs ont fait ceci. A chaque fin de niveau, lorsque nous arrivons à l'habituel panneau à faire pivoter, le scrolling se stoppe quelques mètres avant et avance ensuite doucement pour nous le dévoiler, coupant toute notre course. Cela peut paraitre insignifiant bien sur mais renverser le panneau à toute berzingue fait vraiment parti des petits plaisirs que l'on a habituellement ... mais que cela ne vous empêches pas de vous essayez au titre tout de même ^^


mercredi 16 mai 2012

Dr Lautrec et les chevaliers oubliés




C'est en 2011 que Konami sort sur 3DS un jeu d'aventure présenté (à tort) comme un clone du Professeur Layton.


 Dr Lautrec et les chevaliers oubliés nous transporte dans un Paris fictif à la fin du XIXiècle, véritable eldorado pour les aventuriers en quête de trésors enfouis dans les catacombes de la ville. 

Nous en incarnons un, le bien nommé Dr Jean-Pierre Lautrec, qui s'il se défend de l'être, à tout du parfait Indiana Jones. C'est que Lautrec n'est pas un banal chasseur de reliques, la seule chose qui l'intéresse en réalité, est de résoudre les mystères des trésors habités. C'est accompagné de sa jeune assistante Sophie Coubertin, qui a le pouvoir de voir les esprits possédant ces trésors, qu'il arpente les souterrains de la ville en quête des précieux artefacts. Un beau jour, une femme et un homme nommé Vidocq viennent le consulter afin d'en apprendre plus sur un objet mystérieux en leur possession. Ceci sera le point de départ d'une enquête à travers tout Paris qui nous mènera sur les traces disparues de la descendance de la famille Bourbon, lignée royale de France. En bon explorateur, nous prenons nos quartiers au Repaire, une taverne tenue par la charmante Milady, détentrice des cartes menant aux souterrains.



Concrètement, chaque carte pose une énigme révélant un lieu de la capitale où serait situé l'entrée d'un labyrinthe, donnant l'accès à un trésor. La structure du jeu se présente donc ainsi : recherche du lieu, recherche du symbole royale pour accéder au labyrinthe dans un simili "Où est Charlie ?" à la première personne, progression dans celui-ci sous forme d'infiltration rappelant les phases entrevues dans Zelda Ocarina of Time ou Majora's Mask (donc très limitée), énigme à la Professeur Layton à chaque porte et pour finir, combat contre un esprit pour des joutes à la Pokemon (chaque esprit vaincu nous revenant).

Durant les phases de recherches, nous sommes plutôt passif car même la réflexion sur la progression des enquêtes nous échappe bien souvent. On assiste au cheminement de pensée farfelu de Lautrec qui nous entraine dans diverses lieux de la capitale sans que l'on ait d'emprise réelle sur les événements. Le joueur est alors assimilable à Sophie, débutante et souvent moquée par le doc. Pour accrocher à ce principe d'aventure textuelle, tout est sans doute affaire d'univers, de personnages, de mise en scène et de dialogues que j'ai particulièrement adoré. C'est bien simple, pour moi le jeu est une pure réussite sur ces critères. Il m'a même rappelé des dessins animés comme Sherlock Holmes ou comme Les aventures de Tintin.

J'ai été complètement sous le charme de toute cette ambiance et j'étais même triste de devoir la quittée à la fin du jeu. Parmi les bons points y contribuant, citons la traduction qui est excellente, de même que les doublages anglais absolument parfaits. Le contraste de personnages typiquement  français parlant la langue de Shakespeare est d'ailleurs vraiment drôle et plaisant, leur donnant un coté "raffiné" et "sophistiqué" encore plus prononcé. Mention spéciale aux "Manière de montrer les jardins de Versailles", "Eglise Saint-Paul-Saint-Louis" et autres "Claude", "Jean" et "Sophie" prononcés à la française. Particulièrement savoureux.

Le design général du soft m'a également beaucoup séduit et les quelques scènes animées (de très bonne qualité) sont un vrai bonheur. Enfin les musiques m'ont énormément plus, elles distillent une ambiance pleine d'aventure, de découverte et de mysticisme. Du tout bon bien qu'elles ne soient pas très nombreuses.



Si l'on s'en tient à ce qu'il y a écrit plus haut, Dr Lautrec et les chevaliers oubliés a tout du hit, malheureusement c'est très loin d'être le cas, à mon plus grand regret. Dans la pratique, il s'agit d'un jeu extrêmement maladroit qui exploite mal toutes ses idées de gameplay, quand il ne les loupe pas complètement. Revenons à nos secondes phases de jeu, celles au principe "Où est Charlie ?". L'idée est très bonne, excellente même je trouve mais le symbole à rechercher est dans 90 % des cas mis devant notre figure si bien qu'elles se bouclent en 5 sec chrono ! Un vrai dommage.

Les phases d’infiltrations ensuite sont dignes de Zelda OOT et MM et les références citées ne le sont pas au hasard car il s'agit exactement du même type de gameplay. Les soldats se contentent de regarder droit devant eux et font sans cesse le même tour. C'est donc très basique et limité mais je les trouve très plaisantes malgré tout. Le problème est plutôt que nous sommes amenés à pousser de nombreuses caisses pour progresser de salle en salle et détail tout bête, Lautrec peut pousser mais ne peut pas tirer les objets à lui. Ce simple détail rend ces phases plus pénibles qu'elles ne le devraient, surtout quand il faut déplacer plusieurs de ces caisses pour progresser. Le pire étant que si l'on se fait repérer par un garde, nous recommençons au début de la pièce et tout a été remis à sa place. On perd donc parfois un temps fou à refaire les mêmes choses pour des bêtises.



Quand aux énigmes, elles sont réparties en plusieurs groupes et là aussi, le niveau n'est pas au mieux. On en trouve de cinq types différents :

-Des épreuves où l'on doit trouver un nombre donné de différences entre deux images mais au lieu d'avoir retouché au bâtiment historique que l'on nous montre, avec je ne sais pas moi, une fenêtre en moins, une tour, bref un détail lié concrètement à ce que l'on nous montre, là il s'agit toujours d'éléments situés autour de l'édifice, un nuage, un arbre ... voilà qui est quand même sacrément mal pensé.

-Une sorte de démineur, jeu auquel je n'ai jamais rien compris et il en était de même ici. Pour progresser, j'essayais de mémoriser les cases à ne pas casser et à force de perdre j'arrivais à m'en sortir étant donné que la solution reste la même (seule notre notation en fin de donjon sera moindre).

-Un semblant de mots croisés où l'on doit remplir une grille avec des mots à imbriquer et à faire concorder selon leur longueur. Basique mais j'ai beaucoup aimé ces phases.

-Des moules à remplir avec des formes géométriques à emboiter les unes dans les autres, en les faisant pivoter. Là aussi j'ai beaucoup aimé et pour le coup, ces épreuves se corsent pas mal au fil de l'aventure. C'est sans doute les seules que l'on peut qualifié de pleinement réussies.

-Enfin quelques épreuves de logique parfois bien alambiquées avec des solutions comme "l'octogone tourne de 60° sur la droite tandis que le parallélépipède tourne de 25° sur la gauche à chaque figure, la bonne solution était donc ..." ... ouais ouais ouais ... d'accord ...



Et pour finir les fameuses scènes de combats qui se révèlent très limitées puisque chacun de nos esprits ne  peut attaquer qu'une fois et nous ne pouvons en transporter que trois (hors esprits combattus dans le donjon même, qui viennent s'ajouter directement à notre inventaire). 

Notre marge de manœuvre est donc bien plus limitée que sur un jeu comme Pokemon et au final, la seule solution pour progresser sans embuche est bien souvent de partir à la chasse aux esprits puissants dans les missions secondaires avant de reprendre la quête principale. Il existe tout de même quelques notions techniques à prendre en compte comme le système d'éléments auquel chaque esprit se rattache avec un principe de : Eau > Terre > Humanoïde par exemple ou encore un système de synergie ou de bonus/malus de terrain mais encore une fois, la clef de la victoire est bien souvent la force pure et avoir des esprits puissants sera bien plus efficace que toutes les stratégies du monde. Le souci majeur est que si notre équipe se révèle trop faible, il ne nous reste plus qu'à quitter le labyrinthe, effaçant ainsi toute progression et réduisant à néant tout le temps que l'on y avait passé. Certainement la chose qui m'a le plus énervé au cours de ma partie.

Tout ceci n'est donc pas des plus reluisants, surtout si l'on ajoute à ça le fait que la réalisation graphique en 3D est des plus sommaire (on voit clairement que le projet provient de la DS première du nom).

Bardé de défauts qui en feront fuir plus d'un, Dr Lautrec et les chevaliers oubliés n'en reste pas moins pour moi un très gros coup de cœur sur la portable de Nintendo, grâce à son ambiance, sa structure mêlant différents genre et à tout le charme qui s'en dégage. Il m'aura occupé une bonne vingtaine d'heures, au calme, tranquillement allongé dans mon lit, comme j'aurais découvert une BD. A appréhender plus comme un jeu textuel saupoudré de gameplay que comme un jeu d'aventure moderne et à essayer à petit prix, par curiosité. Je conseille donc d'y jeter ne serait-ce qu'un œil et je souhaite en voir une suite même si les très mauvais retours de la presse et des joueurs me font sans doute espérer pour rien.



dimanche 6 mai 2012

Goodies Nintendo "An Epic Collection..."





Aujourd’hui petite présentation d’un goodies Nintendo. 


Tout d’abord l’offre pour l’obtenir fut exclusive à l’Angleterre et concerne un coffret cartonné accompagné de son mini artbook, offert pour les précommandes de Pandora’s Tower. Nommé « An Epic Collection… », il sert à rassembler les trois RPG produits par Nintendo que sont Xenoblade Chronicles, The Last Story et Pandora’s Tower donc.

Personnellement j’adore l’idée de lier ces trois jeux et ça me rappelle beaucoup les Action-RPG d’Enix/Quintet sur Super Nintendo que l’on nomme communément « la trilogie Gaia », sans que les jeux n’aient de véritables liens. Place aux photos pour vous présenter la bête plus en détails (je n’ai pas encore Xenoblade Chronicles donc j’ai mis Sin&Punishment 2 dans le coffret pour donner une idée de la chose tout de même).